Ma découverte du désert de GOBI

Un vaste plateau d’une altitude moyenne de 1200 mètres,entouré de montagnes,un sol aride et caillouteux,tel est le désert du Gobi recouvrant 1/3 de la superficie de la Mongolie

J’ai eu l’occasion de découvrir ce lieu extraordinaire dont voici une belle série de photos accompagnées de quelques précisions sur cette région de Mongolie

La carte d’identité du GOBI

Le désert du Gobi ,d’une superficie de 1.295 millions de km2, se situe au sud de la Mongolie

Avec des frontières naturelles, il est délimité par le nord de la Chine , par les chaînes de montagnes de l’Altaï à l’ouest et le plateau tibétain, ainsi qu’au nord par la steppe mongole du centre du pays

Son climat

Le climat est aride et les  variations de températures saisonnières  sont très importantes.

De sorte qu’il peut y  faire 38/40 °C en été et – 25 °C  en hiver

Les vents sont violents et fréquents entraînant une sécheresse atmosphérique fort ressentie .

Il crée d’imposantes et vastes dunes de sables formées par  l’effet “écran” des montagnes environnantes

Dans cet univers impitoyablement sec, il peut cependant y avoir des cours d’eau et des lacs

En effet la partie septentrionale et orientale du Gobi est pluvieuse.Les pluies et les orages principalement en automne  sont fréquents

Les lacs du Gobi sont en général salés et imprégnés de substances minérales

Ils accueillent ainsi  une large faune sauvage composée de mammifères et d’oiseaux  attirés par le sel gemme

Mais il n’est pas rare non plus d’y voir des  lacs complètement asséchés par l’ effet d’évaporation comme en témoignent mes photos ci-dessous

C’est le cas du SÜM KHÖKH Burd

Il est à noter que la  vitesse d’assèchement des lacs du Gobi s’accélère depuis une dizaine d’années laissant ainsi des immensités entourées parfois d’une zone marécageuse

L’eau de source est plutôt rare dans le désert du Gobi mais on y rencontre parfois des puits

Peu profonds il est vrai car  il suffit dans certains cas de creuser à peine 2 mètres  pour y trouver de  l’eau

Les puits servent d’approvisionnement aux familles nomades ainsi qu’à l’abreuvement de leur bétail

Le sol et des fabuleux paysages

Le sol consiste en galets,graviers,sable.

Il peut être mouvant et argileux

Chacune de ces particularités offre des paysages différents qui prédominent dans chacun des   aimags que l’on traverse sur cet immense territoire.

Les aimags sont les  arrondissements/ provinces de la Mongolie.

Le désert du Gobi en comptabilise 5 ;  l’aïmag de DUNDGOV – DORNOGOV – OMNÖGOV –  BAI CLAIR sud – ALTAÏGOV

Partant de Oulan Bator j’en ai parcouru 4 en jeep traversant des paysages sublimes et faisant souvent  fi de routes et chemins tracés

L’aimag OMNÖGOV

Cet aimag comprend les fameuses  Flaming Cliffs connues aussi sous le nom de BAYANZAG

Ces falaises de grès tirent leur nom de leur couleur rouge et flamboyante

La région est également réputée pour être le site de découverte des 1ers œufs de dinosaures

C’est aussi l’aimag où il fait le plus chaud,le plus venteux et le plus aride

L’aimag DORNOGOV

Parsemé de dunes de sable,

Avec ses forêts pétrifiées , ses saxaouls et sa végétation particulière

L’aimag DUNDGOV ou le Gobi moyen 

un paysage de plaines ponctuées de reliefs

On peut y trouver quelques lacs mais surtout des canyon de granit avec parfois une  difficulté d’accès peu banale

L’aimag de l’ALTAÏ

La région est une illustration de la vie en Mongolie lors de la préhistoire

Les pétroglyphes de l’Altaï nous livrent des informations sur la présence animale  durant la période de 11 000 à 6000 ans avant JC ainsi que sur le nomadisme équestre qui fit son apparition aux environs de 1000 ans avant JC

L’aimag BAI CLAIR

La partie sud de cet aimag fait également partie du Gobi

Au sud de Baianhangar, la capitale, se trouve  une des plus grandes réserves du monde

Un certain ressenti

De tous les temps le désert fut propice au recueillement et à la méditation,

Sans aucun doute il confronte le voyageur à lui même

Par sa quiétude et son immensité certain y verront un lieu propice à la spiritualité et à la prière

Mais,quelles que soient ses aspirations, quiconque traversera le désert du Gobi y laissera une partie de lui même.

Et,à jamais,il fournira à ceux qui l’accompagnent , le miroir de sa nature profonde…

“Every life has a death,

and every light a shadow.

Be content to stand

in the light,and

let the shadow fall

where it will”

-Mary Stewart-

Article et photos de Françoise Calonne